Finnegans Wake – Chap.1

FINNEGANS WAKE – CHAP. 1
D’erre rive en rêvière

d’après Finnegans Wake de James Joyce

traduction Philippe Lavergne (Ed. gallimard 1982)

mise en scène et lumière Antoine Caubet

lumière Antoine Caubet, Pascal Joris, son Valérie Bajcsa et pour le violon Louis-Marie Seveno, photographe, film Hervé Bellamy, pantin Cécile Cholet, costume Cidalia Da Costa assistée d’Anne Yarmola, régie plateau et ombres Yunick Vaimatapako, régie lumière Pascal Joris, régie son Mathieu Bionnet
avec Sharif Andoura

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Livre hors piste, Finnegans Wake (publié en 1939) bouleversa la littérature contemporaine. Chacun des dix-sept chapitres est une variation du premier – qui fera à lui seul la matière du spectacle, et qu’on peut résumer ainsi : Finnegan, artisan couvreur, en prise avec l’alcool, sa libido et ses déboires conjugaux, glisse soudain de l’échelle et se casse la bobinette ! Réunis autour de sa dépouille, famille et amis ingurgitent des litres de Guinness et de whisky, et chantent la légende du héros du jour. Et bientôt c’est toute l’Irlande et toute l’histoire de l’humanité, depuis Adam jusqu’au jugement dernier, qui s’invitent au chevet de Finnegan… lequel s’envole dans les airs et va planer au-dessus de Dublin !…

Partant de ce petit conte, où le loufoque flirte avec le dérisoire, Joyce se fait donc griot de l’épopée du genre humain, brassant les civilisations, les cultures et les mythes. MaisFinnegans Wake est aussi un voyage à travers la langue, les langues : Joyce invente ici une écriture totalement inouïe, bricole comme un gosse des « mots-monstres » à base d’anglais, de gaëlique, de français, d’allemand, latin, grec et j’en passe, y glisse des onomatopées, des bruits de la nature et tutti quanti ! D’où une écriture abracadabrante et désarçonnante à première vue, qui devient un régal dès qu’on la met en bouche : alors seulement en explose la jubilation profonde et l’invention intarissable, qui ont tant marqué des auteurs aussi divers que Beckett et Novarina, Kerouac et Queneau. Incarnée le temps d’une représentation, elle surgit devant nous comme un langage inédit, étranger et pourtant évident, pour se raconter une histoire commune : la nôtre.

remerciements pour le spectacle : Cliona Chadwick, Éloïse, Ivan Boivin, Gérard Rocher, Lydia Sevette, le Théâtre des Quartiers d’Ivry et pour leurs voix : Benoit, Eléna, Ivan, Mihaly, Paulette, Virginie, Tonio

et pour leur soutien : André Topia et Daniel Ferrer ; l’École de la Cause freudienne et tout particulièrement Jo Attié, Jacques Aubert, Judith Miller, François Regnault ; Gaël Staunton pour le Irish Club ; l’office du Tourisme Irlandais ; le Centre culturel Irlandais ; la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent, le Centre culturel Italien, Jean-Marc Valay (The Dubliners) ; l’Ambassade d’Irlande en France 

production Théâtre Cazaril (compagnie associée à l‘Aquarium), Théâtre de l’Aquarium, L’apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, Arcadi

Création le 17 janvier 2012, Théâtre de l’Aquarium.