RL 4/87

RL 4/87 d’après Le Roi Lear de William Shakespeare
Traduction Jean-Michel Déprats
Mise en scène, adaptation Antoine Caubet

Avec : Antoine Caubet • Cécile Cholet • Christine Guênon • Olivier Horeau

RL 4/87
RL 4/87
RL 4/87
RL 4/87
RL 4/87

 

 

Création à l’Espace Louis Jouvet (Rethel) le 18/05/2009

Photos des répétitions. © Bellamy

 

Coproduction : Théâtre Cazaril, CCAS et la participation du Festival Escapades.

Chantier naval

Chantier naval de Jean-Paul Quéinnec
Mise en scène Antoine Caubet • Assistante Adél Kollàr
Scénographie et costumes Isabelle Rousseau
Création des marionnettes et travail de manipulation Bérangère Vantusso
Lumières Eric Soyer • Son Valérie Bajcsa
Maquillages Sophie Niesseron • Régie générale Yvan Boivin
Photographe Bellamy

Avec : Cécile Cholet • Mireille Guerre • Olivier Horeau • Charles-Eric Petit • Hamid Remas • Emmanuel Texeraud • Laetitia Vitteau

Chantier Naval
Chantier Naval
Chantier Naval
Chantier Naval
Chantier Naval

 

 

Ma Cousine, jeune fille de grande banlieue parisienne ayant mangé trop de hamburger et trop regardé la télé, « des pieds comme des palmes », pense à Tata Raymonde, la communiste, figure tutélaire et énigmatique de la famille. Elle lui avoue en secret qu’elle vole chez Carrefour, c’est sa révolte à elle, elle n’arrive pas à comprendre les communistes ; mais aujourd’hui elle s’est fait prendre la main dans le sac, elle est relâchée, et affolée elle fuit sa banlieue jusqu’à La Rochelle, berceau de sa famille. Elle arrive au port de La Repentie et hop ! saute, et descend dans l’eau noire du port, devient une sorte de sirène qui nage et parle sous l’eau, régénérée par ce soudain changement de monde.

À La Rochelle, dans le quartier de La Pallice, rue Thomas Paine, vit une famille de chaudronniers des chantiers navals. Depuis des années, le chantier réduit la main d’œuvre jusqu’à peau de chagrin, et cette nuit-là, très tôt comme à l’accoutumée, François, son frère Lili, ses deux fils Claude et André vont saborder le superpétrolier qu’ils remettent à neuf et couler avec lui. Nine, serveuse dans un bar du port, les rejoint pour un ultime dialogue avec son époux André. Bientôt l’énorme carcasse sombre sous les yeux de la population de La Pallice qui s’est déplacée sous les harangues de Tata Guiguite, la sœur de François, au courant du projet. Tandis que les hommes se noient, les trois femmes, Ma Cousine qui a vu depuis le fond de l’eau le superpétrolier s’enfoncer, Nine qui s’échappe à temps du bateau et Tata Guiguite, décident d’aller réveiller Jacques, le dernier homme de la famille, trop saoul ce matin-là pour suivre son père et ses frères dans leur sacrifice.

Jacques n’est pas, n’est plus « de » la classe ouvrière, n’en veut plus, ne sait plus, veut rêver, veut boire et se laisser rêver. Les femmes l’exhortent à regarder, à être là avec elles au bord de l’eau qui engloutit leur famille et leur travail, leur vie.

Tous quatre partent alors, vers un ailleurs à 6000km de là, vers un pays comme une page blanche où une nouvelle vie doit s’inventer, tenter de s’inventer en contant la mémoire de leur vie.

Texte épique, légende de l’aventure contemporaine de la classe ouvrière, des métiers de la mer, Chantier naval est un poème dramatique qui raconte ce qui deviendra une très vieille histoire d’un moment de l’humanité. Cela aujourd’hui, sous nos yeux, dans nos oreilles.

Antoine Caubet

Production : Théâtre Cazaril, Théâtre Dijon Bourgogne, avec le soutien de Théâtre des Bernardines et FIJAD.

Théâtre Dijon Bourgogne du 28/02/2006 au 10/03/2006

Les Fusils de la Mère Carrar

Les Fusils de la Mère Carrar de Bertolt Brecht
traduction Gilbert Badia • Mise en scène Antoine Caubet

Scénographie et costumes Isabelle Rousseau • Lumières Yvan Boivin, Antoine Caubet
Son Camille Houard • Photographe Bellamy

Avec : Eric Laguigné • Fany Mary • Elisabeth Moreau • Florent Cheippe • Clothilde Ramondou • Hamid Remas.

Les fusils de la mère Carrar
Les fusils de la mère Carrar
Les Fusils de la mère Carrar
Les fusils de la mère Carrar

 

 

La Comédie de Saint-Etienne du 02/02/2005 au 11/02/2005

Brecht a écrit Les Fusils de la mère Carrar pour répondre à la politique de non-intervention défendue par les démocraties occidentales vis-à-vis de la guerre civile espagnole.
En un acte -le temps que cuise le pain-, la pièce fait le récit du cheminement de Teresa Carrar, veuve de guerre, qui s’oppose au départ pour le front de ses deux jeunes fils.

L’un d’eux pêche en mer. Le frère de Teresa, venu chercher les fusils de son défunt mari, la presse, des villageois aussi. Carrar résiste de tout son être. Mais, devant le corps de son fils assassiné sur son bateau par une patrouille maritime alors qu’il pêchait de nuit, elle remet les trois fusils qu’elle tenait cachés.

Cette volte-face in extremis est-elle crédible ? Pour Antoine Caubet, le metteur en scène, l’acceptation de la mère ne sacre pas la fin d’un aveuglement, mais apparaît plutôt comme un cri de rage et de douleur, une sorte de suicide irraisonné :  » Il ne s’agit ici ni de drame de guerre, ni de théâtre militant. Il s’agit avec des corps, de la lumière, des sons, de décrire les tourments d’une femme qui veut seulement garder ses enfants vivants au milieu d’une guerre « .
Voilà ce qui fait la beauté cachée de cette œuvre : la vérité ne se situe pas seulement dans l’argumentaire, mais également dans l’autre dimension du langage : celle qui exprime les émotions et la souffrance. Et les affrontements qui animent la pièce ne sont autres que le reflet du déchirement intérieur de l’héroïne, sorte de mise en scène de l’éternelle conversation dont on s’entretient soi-même – la vie de l’esprit.

coproduction La Comédie de Saint-Etienne, Centre dramatique national – Le Muselet-scène nationale de Châlons-en-Champagne – le Théâtre Cazaril, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

 

La Pluie

La Pluie d’après Rachid Boudjedra
Adaptation, mise en scène et lumières : Antoine Caubet
Scénographie : Boukhari Habbel
Assistant mise en scène : Samir Meftah
Interprètes : Hamid Remas et Malika Belbey
Technique : Abdelghani Mazouz (lumières), Madjid Mansouri (son)

 

La Pluie
La Pluie
La Pluie


Photos :©Bellamy.

La pièce de Rachid Boudjedra paraît initialement en arabe sous le titre de Journal d’une femme insomniaque ; le  » je  » de La Pluie est donc celui d’une femme. Médecin, célibataire et insomniaque depuis l’âge de la puberté, elle consigne avec fébrilité et douleur ses interrogations, ses angoisses et ses révoltes dans un journal qui se déploie sur six nuits. Unité de temps – lourd et visqueux – où se mêlent les saisons et les âges, unité de lieu dans cette chambre de la maison familiale où s’écrivent ces mots de résistance.
Dans son adaptation, Antoine Caubet a choisi de mettre en scène un homme ; il lui a donné pour consigne d’arracher les mots au texte de Rachid Boudjedra et de retrouver ainsi la force prométhéenne et créatrice de l’écriture. Mot à mot, le comédien façonne un visage, un corps, une mémoire, une pensée, des sensations qui sont celles de la femme du journal. Puis, sans effort, essaie sur lui-même les mots de sa créature sibylline. Peu à peu, les mots le transforment et lui révèlent de lui-même ce qui lui était invisible jusqu’alors.
Une comédienne apparaît alors sur le plateau. Femme créée par le théâtre, double de celle de l’écriture. Ombre et silhouette, elle symbolise la conscience trouble de Rachid Boudjedra, son démiurge.

Sur la grand’route

Sur la grand’route
de Anton Tchekhov
Mise en scène Antoine Caubet

traduction Simone Sentz-Michel Antoine Caubet
scénographie et costumes Isabelle Rousseau assisté de Emmanuelle Premel-Cabic
lumière Antoine Caubet et Yvan Boivin assistant lumière Bertrand Llorca
Photographe Bellamy

avec
Gaël Chaillat • Cécile Cholet • Vincent Dupont • Jacek Maka • Christian Montout • Elisabeth Moreau • Anthony Paliotti • Jean Pennec • Etienne Pommeret • Marie-Pierre Revelut.

 

Sur la Grand'Route
Sur la Grand'Route
Sur la Grand'Route
Sur la Grand'Route
Sur la Grand'Route

 

Ceux qui restent.

Ils passent… vont d’ici, cet improbable endroit « d’où l’on est », à là-bas… Jérusalem pour le pèlerin, une famille pour l’un, une affaire en ville pour l’autre, un lien si ténu soit-il qu’on a avec la vie comme elle va. Ce soir, ils se sont les uns après les autres réfugiés dans un abri, quelques planches sur le bord de la route où l’on peut passer la nuit au sec sur des bancs. Dehors c’est la fin de l’automne, il pleut, il vente, il fait froid et noir. Demain ils repartiront sur la route,
anonymes, séparés. Ils sont là, ensemble et solitaires.
Des voix fusent, des mots de rien, de petites histoires, une prière, le silence, un verre et une cigarette en attendant qu’on dorme un peu sur un banc. Certains n’ont rien dit, ne diront rien. Rien que l’humaine présence : premier théâtre.
Bientôt, tout doucement, Tchekhov concentre l’écriture sur l’un d’eux, ivrogne désargenté que l’on rudoie, renvoie,
refuse. Puis on apprend son histoire, et c’est toujours la même histoire pour tous, lamentable et dérisoire, une toute petite histoire, celle d’un homme délaissé par une femme et qui chute. Cela aurait pu être l’histoire de cette femme-là dans un coin et dont on ne saura rien, c’eut été alors…
Et voilà que face au malheur ordinaire, les solitaires et les anonymes se reconnaissent, se retrouvent et les voilà ensemble célébrant d’un verre offert, d’une place cédée à l’ivrogne pour qu’il dorme et oublie, leur communauté,
communauté infime et chaude, brutale et essentielle : second théâtre.
Et puis, troisième théâtre, sacrifice de Tchekhov au théâtre, la femme en question passe dans ce refuge ce soir-là. Moment improbable, rêve ou cauchemar de l’ivrogne, impossible rencontre, elle manque d’être tuée, châtiée par un autre, éclats, cris, voix dans la pénombre, elle s’enfuit, c’est fini, cela aura duré quelques minutes, tous sont là et attendent le jour pour repartir. C’est fini.
Cela aura duré une heure et quart, le public aura été près des acteurs car il faut être proche pour voir le petit, entendre la pauvre voix, il aura été assis sur les mêmes bancs que les acteurs, et lui aussi aura été convié à la naissance du lien, à la communauté d’un instant, celui où les êtres séparés se vivent comme espèce humaine, ceux qui restent.

Antoine Caubet

 

Création Le Maillon, Théâtre de Strasbourg le 18/10/2001
Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, CDN du 24/01/2002 au 17/02/2002

Production : Théâtre Cazaril, coproduction : Théâtre Gérard Philipe, Le Maillon, avec la participation du JTN et l’aide du THECIF et de la DRAC Ile-de-France.

Campagne dégagée

Campagne dégagée d’après Woyzeck de Georg Büchner
Mise en scène Antoine Caubet, Cécile Cholet

Avec : Antoine Caubet • Cécile Cholet

 

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Campagne dégagée 01

 

 

Création Nouveau Théâtre d’Angers le 08/01/2002

Photos: ©Bellamy

Production : Théâtre Cazaril.

Montagnes

Montagnes d’après La Montagne Magique de Thomas Mann
Mise en scène Antoine Caubet

Scénographie Isabelle Rousseau • Costumes Dominique Fournier • Lumières Christophe Forey

Avec : Claire Aveline • Valérie Beaugier • Nicole Dogue • Vincent Dupont • Emmanuelle Tertipis • Thierry Paret • Sylvie Pascaud • Ghislain Mugneret • Christian Jehanin.

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Création au Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint Denis le 23/01/1996

photos :©Bellamy

Ambulance

Ambulance
de Gregory Motton – traduction Nicole Brette
Mise en scène Antoine Caubet

Lumières Christophe Forey • Scénographie Emmanuel Clolus • Costumes Dominique Fournier
Musique originale Bernard Binet

Avec : Claire Aveline • Gaël Baron • Cécile Cholet • Nicole Dogue • Frédéric Fisbach • Jacek Maka • Elisabeth Moreau • Thierry Paret.

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Création dans le carde du festival Théâtre en mai, Dijon, du 01/05/94 au 28/05/94
Tournée : Le Maillon (Strasbourg), Théâtre Gérard Philipe (Saint-Denis), Théâtre des Bernardines (Marseille), Théâtre Garonne (Toulouse).

Photos: ©Bellamy.

Poduction : Théâtre Cazaril.